vendredi 14 septembre 2018

Herbier de poésies - page 118



Ils jouent

Cris aigus des chamailleries
Poursuites et cavalcades

A l'heure du crépuscule
Les enfants sont comme des étourneaux
Qui dansent sur fond de ciel ocré

Profitez des derniers jours d'été
L'automne saura bien vous attraper



 

vendredi 7 septembre 2018

Herbier de poésies - page 117


 
Léonard Tsuguharu Foujita, Femme allongée, Youki, 1923, huile sur toile, 50 x 61cm, collection particulière © Fondation Foujita  ADAGP, Paris, 2018


 Dans sa nudité
encore pâle la jeune accouchée
- Solitude

Ses yeux noirs grand ouverts
  traduisent un déni de vie


jeudi 30 août 2018

Forêt enchantée
les korrigans y dansent
les soirs de pleine lune 

LC de la Cachette  texte 

samedi 23 juin 2018

Herbier de poésies page 115

Herbier page 115

 Le ciel Mercredi




5 heures à peine, une lueur suffit aux oiseaux, ils appellent bruyamment le jour. Des écharpes colorées pointent à l’est sur le champ embrumé.




 Au fil des heures la chaleur devient étouffante, du bleu le ciel vire au blanc laissant la place à des moutonnements d’êtres fantastiques qui se dérobent au regard. Bientôt les noirs nuages s’entrechoquent d’éclairs imprévisibles délivrant un éclatement de perles inquiétantes.



Jeudi

Fenêtres fermées je n’ai pas entendu les oiseaux s'interpeller. Il fait grand jour. Le ciel est d’un bleu limpide strié par les traînées des avions… à vol d’oiseau l’aéroport n’est pas si loin !

Un moment de rêverie. Sur quelle ligne partir ? Se souvenir du temps des voyages en Italie, revoir les lacs, méditer à Orta en suivant le chemin du silence, s’émerveiller à Ravenne, revenir à Padoue, trembler à Vérone, découvrir Trévise

Je ne me lasse pas de ces signes hermétiques sur le tableau bleu du ciel.

Vendredi



C’est l’image du coucher du soleil qui s’impose avec les derniers rayons enflammant les nuages. Un instant de plénitude, de remise à distance entre le vivant et les éléments.

Que la nuit soit douce, demain un autre ciel…


LC de la Cachette  texte - photos 




vendredi 15 juin 2018

Herbier de poésie page 114




Petit à petit j'ai quitté mes oripeaux
La robe blanche de communiante et de mariée
La robe rouge quand on s'est aimé
La robe grise de monotonie et de mélancolie

Petit à petit j'ai quitté mes oripeaux
Je laisse sur le fil mon fantôme se dessécher 
C'est dépouillée l'âme mise à nue
Que je veux m'envoler là-bas dans l'azur



samedi 12 mai 2018

jeudi 19 avril 2018

Pause



Avis de tempête
je ne sors pas de ma cachette
au port j'espère l'éclaircie

Que me veut-elle
cette ombre qui me suit
jour et nuit