LC de la Cachette - texte - photo
Égarements
A quoi penses-tu mon ange devant cet amalgame de
mots ?
Te rappelle-t-il le labyrinthe d’une semaine passée…
Tu étais perplexe devant ces hommes qui se saluaient
cherchant la porte de sortie, ça se voyait à ton visage.
Ce jeu d’écriture t’invite à sortir enfin de ta coquille,
Alors tu en profites pour gribouiller des lignes que tu
ratures et recommences,
qui se mêlent et s’entrelacent, de celles que la main
trace dans l’inconscience d’une rêverie…
Une vie semblable chaque jour
Et le soir quand se lève la brise estivale
Il ne restera en mémoire
Que le frisson d’une rose qui s’effeuille.
LC de la Cachette - texte - photo
Le ciel au couchant
Deux arbres aux
branches mêlées
Inséparables
Illusion de calme.
Un danger insoupçonné s’incruste dans le chêne,
le parasite exécute son œuvre mortifère,
lentement,
surement,
inéluctablement.
Invisible, au fil du temps il détruit cette vie.
Le survivant, amputé de sa moitié sans un regard pour l’horizon
ressent le manque effroyable d’un insoutenable inachèvement.
Le voilier
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon coté dit : "Il est parti ! "
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !
"
Il y en d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie : "Le voilà ! "
C'est ça la mort.
Il n’y a pas de morts
Il y a des vivants sur les deux rives
William Blake 1757 - 1827