un matin d'hiver
écho du silence
Le voilier
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon coté dit : "Il est parti ! "
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !
"
Il y en d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie : "Le voilà ! "
C'est ça la mort.
Il n’y a pas de morts
Il y a des vivants sur les deux rives
William Blake 1757 - 1827
Au-delà de la nuit je te
souhaite des couleurs, l'odeur de l'océan et des roses du jardin
Au-delà du silence des notes de musiques, le chant des oiseaux, le vent dans
les arbres
Au-delà de la solitude la chaleureuse amitié et l'amour
Et toujours de la poésie porteuse d'espoir
Bonne année à tous
Herbier de poésies page 166
oiseaux-et-insectes-c-successio-miro-adagp-paris-2018
photo-the-albertina-museum-vienne-the-batliner-collection.D.R.
Et si je te dis que le ciel est bleu, si bleu
Alors que nous sommes englués dans la grisaille
Et si je te dis que la toile de l’artiste amène un sourire
Alors que l’ambiance est délétère
Ici l’oiselle chante et danse
Un autre la suit
Et si je te dis la liberté du papillon
Libre, libre échappé de sa chrysalide
Alors que sur terre des cloportes rigolards
Mutant à vingt pattes se tordent dans la gangue
Alors Juan Miro laisse courir sa main
Et son pinceau suit l’oiseau
Qui surgit de ses rêves
Une poésie radieuse
Un regard malicieux
Alors je te dis que seuls
L’art et la beauté
Peuvent nous sauver
LC de la Cachette texte