Adieu le cornouiller sanguin,
le muflier rouge sur la pente,
l’éventail du mirobolant,
les degrés de l’escalier courbe
et l’art du chemin transversal.
Les sueurs, les travaux et les pluies
n’ont donc fait ce jardin tranquille
avec son balustre à sédum
entre la rose et les fraisiers
que pour le quitter comme un rêve.
Le vent caressait les feuillages
ici moins tristement qu’ailleurs.
Quitter ce lieu me fend le cœur
Et c'est de mourir que je meurs
Jean Grosjean
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Merci pour cette découverte.
RépondreSupprimerUn poète pas très connu( je ne le connais que de nom)
miss yves
Jean Grosjean est à l’honneur chez toi!
Supprimermissyves
C'est difficile de quitter son jardin, et cela m'est arrivé plusieurs fois, mais c'est ici que je suis restée le plus longtemps !
RépondreSupprimerEt toi ma Zozette as-tu à nouveau le plaisir de jardiner, au fil des saisons ?
Je t'embrasse bien fort
Marine D
Quitter un lieu que l'on aime, qu'on a fréquenté, transformé, qui abritait une grande partie de notre vie, n'est pas chose aisée et le poète sait mettre en mots la nostalgie du lieu.
RépondreSupprimerUne belle page en images et mots !
PS
Une redite, Christian Bobin avait beaucoup d'admiration pour Jean Grosjean et le citait souvent.
merci JOSETTE pour ce beau poéme
RépondreSupprimerbonne continuation pou tes yeux à bientôt
bises kénavo