vendredi 7 septembre 2018

Herbier de poésies - page 117


 
Léonard Tsuguharu Foujita, Femme allongée, Youki, 1923, huile sur toile, 50 x 61cm, collection particulière © Fondation Foujita  ADAGP, Paris, 2018


 Dans sa nudité
encore pâle la jeune accouchée
- Solitude

Ses yeux noirs grand ouverts
  traduisent un déni de vie


jeudi 30 août 2018

samedi 23 juin 2018

Herbier de poésies page 115

Herbier page 115

 Le ciel Mercredi




5 heures à peine, une lueur suffit aux oiseaux, ils appellent bruyamment le jour. Des écharpes colorées pointent à l’est sur le champ embrumé.




 Au fil des heures la chaleur devient étouffante, du bleu le ciel vire au blanc laissant la place à des moutonnements d’êtres fantastiques qui se dérobent au regard. Bientôt les noirs nuages s’entrechoquent d’éclairs imprévisibles délivrant un éclatement de perles inquiétantes.



Jeudi

Fenêtres fermées je n’ai pas entendu les oiseaux s'interpeller. Il fait grand jour. Le ciel est d’un bleu limpide strié par les traînées des avions… à vol d’oiseau l’aéroport n’est pas si loin !

Un moment de rêverie. Sur quelle ligne partir ? Se souvenir du temps des voyages en Italie, revoir les lacs, méditer à Orta en suivant le chemin du silence, s’émerveiller à Ravenne, revenir à Padoue, trembler à Vérone, découvrir Trévise…

Je ne me lasse pas de ces signes hermétiques sur le tableau bleu du ciel.

Vendredi



C’est l’image du coucher du soleil qui s’impose avec les derniers rayons enflammant les nuages. Un instant de plénitude, de remise à distance entre le vivant et les éléments.

Que la nuit soit douce, demain un autre ciel…


LC de la Cachette  texte - photos 




vendredi 15 juin 2018

Herbier de poésie page 114




Petit à petit j'ai quitté mes oripeaux
La robe blanche de communiante et de mariée
La robe rouge quand on s'est aimé
La robe grise de monotonie et de mélancolie

Petit à petit j'ai quitté mes oripeaux
Je laisse sur le fil mon fantôme se dessécher 
C'est dépouillée l'âme mise à nue
Que je veux m'envoler là-bas dans l'azur



samedi 12 mai 2018

jeudi 19 avril 2018

Pause



Avis de tempête
je ne sors pas de ma cachette
au port j'espère l'éclaircie

Que me veut-elle
cette ombre qui me suit
jour et nuit





vendredi 6 avril 2018

Herbier de poésies - page 107

Béla Kadar, la femme au chat

Mélancolique
Qu'imagine t elle 
Cette femme au chat 

Ce matin la coupe est pleine
Les pommes forment un coeur
Et le vase attend son bouquet



Blanc le tulle de la mariée
Rouge la bague au doigt
Bleu la fourrure du chat

Une dernière douceur
Avant la nuit de noce